21.05.2009

rutilantes couleurs.

La chronique raconte que des hommes courageux amenaient à pied, du Midi à Paris, des cages remplies d’oiseaux. Ils devaient rejoindre ensuite la petite place située devant le portail de Sainte-Geneviève-la-Petite, près de Notre-Dame. Là, vers la fin du XIIIe siècle, seuls deux ou trois marchands d’oiseaux vendaient leurs volatiles. Des oies, paons, cygnes, étourneaux et bien d’autres espèces étaient proposés aux amateurs. Le roi ou des particuliers garnissaient leurs somptueuses cages fermées de fil d’archal, des oiseaux les plus divers, du serin à l’oiseau-mouche. Les plus grands chanteurs étaient très prisés, ainsi que les oiseaux habillés des plus rutilantes couleurs.



La vente à la criée des volailles aux Halles de Paris vers 1900

De Sainte-Geneviève, les oiseleurs transportèrent leurs cages au Pont-au-Change puis à la « Vallée de Misère », près de la Seine (notre quai de la Mégisserie), mais ce lieu venteux et froid ne convenait pas bien à l’exercice de cette profession.
En 1402, Charles VI autorisa leur retour sur le pont au Change, tous les dimanches.
Ce n’était pas pour plaire aux nombreux orfèvres qui occupaient ce pont. Ils essayèrent de faire chasser les intrus, sans succès, un arrêt reconnaissant même la légitimité des oiseleurs « que les supplians ont leur maisons accoustumées à ceste charge de laisser les oyseleurs mettre et attacher leurs cages contre les ouvroirs et maisons, pourvu que l’on y mette des oyseaux tant seulement, et non point des chiens, lappins et autres denrées… ».
Les esprits échauffés ne s’apaisèrent pas pour autant, et les oiseleurs firent appel à un huissier pour planter les clous et accrocher leurs cages. Après le départ de l’homme de loi, des gros bras appelés par les orfèvres décrochèrent les cages et les piétinèrent, et donnèrent une telle raclée aux pauvres oiseleurs que ceux-ci n’osèrent plus fréquenter le pont. Les meneurs furent condamnés et les marchands d’oiseaux placés sous la protection du roi.
Le nombre croissant des oiseleurs provoqua leur retour progressif vers cette Vallée de Misère si peu accueillante. Un texte réglementant leur profession fut enfin rédigé en avril 1600. Il interdisait la chasse aux « petits oiseaux de chant et de plaisir » sur le territoire royal ou les seigneuries sans autorisation préalable. Cela concernait les serins, tarins, fauvettes, rossignols, cailles, linottes, chardonnerets, pinsons, alouettes, sansonnets, merles… Pendant une période couvrant la mi-mars à la mi-août toute chasse était interdite pour favoriser la bonne reproduction des espèces.
À la Vallée de Misère, les professionnels pouvaient vendre leurs oiseaux les dimanches et certaines fêtes non chômées. Cela devait être un formidable spectacle. Les maîtres oiseleurs accrochaient leurs cages le long des murs et les bourgeois vendeurs n’étaient autorisés qu’à tenir en main deux oiseaux, au beau milieu de la place.La chronique raconte que des hommes courageux amenaient à pied, du Midi à Paris, des cages remplies d’oiseaux. Ils devaient rejoindre ensuite la petite place située devant le portail de Sainte-Geneviève-la-Petite, près de Notre-Dame. Là, vers la fin du XIIIe siècle, seuls deux ou trois marchands d’oiseaux vendaient leurs volatiles. Des oies, paons, cygnes, étourneaux et bien d’autres espèces étaient proposés aux amateurs. Le roi ou des particuliers garnissaient leurs somptueuses cages fermées de fil d’archal, des oiseaux les plus divers, du serin à l’oiseau-mouche. Les plus grands chanteurs étaient très prisés, ainsi que les oiseaux habillés des plus rutilantes couleurs.



La vente à la criée des volailles aux Halles de Paris vers 1900

De Sainte-Geneviève, les oiseleurs transportèrent leurs cages au Pont-au-Change puis à la « Vallée de Misère », près de la Seine (notre quai de la Mégisserie), mais ce lieu venteux et froid ne convenait pas bien à l’exercice de cette profession.
En 1402, Charles VI autorisa leur retour sur le pont au Change, tous les dimanches.
Ce n’était pas pour plaire aux nombreux orfèvres qui occupaient ce pont. Ils essayèrent de faire chasser les intrus, sans succès, un arrêt reconnaissant même la légitimité des oiseleurs « que les supplians ont leur maisons accoustumées à ceste charge de laisser les oyseleurs mettre et attacher leurs cages contre les ouvroirs et maisons, pourvu que l’on y mette des oyseaux tant seulement, et non point des chiens, lappins et autres denrées… ».
Les esprits échauffés ne s’apaisèrent pas pour autant, et les oiseleurs firent appel à un huissier pour planter les clous et accrocher leurs cages. Après le départ de l’homme de loi, des gros bras appelés par les orfèvres décrochèrent les cages et les piétinèrent, et donnèrent une telle raclée aux pauvres oiseleurs que ceux-ci n’osèrent plus fréquenter le pont. Les meneurs furent condamnés et les marchands d’oiseaux placés sous la protection du roi.
Le nombre croissant des oiseleurs provoqua leur retour progressif vers cette Vallée de Misère si peu accueillante. Un texte réglementant leur profession fut enfin rédigé en avril 1600. Il interdisait la chasse aux « petits oiseaux de chant et de plaisir » sur le territoire royal ou les seigneuries sans autorisation préalable. Cela concernait les serins, tarins, fauvettes, rossignols, cailles, linottes, chardonnerets, pinsons, alouettes, sansonnets, merles… Pendant une période couvrant la mi-mars à la mi-août toute chasse était interdite pour favoriser la bonne reproduction des espèces.
À la Vallée de Misère, les professionnels pouvaient vendre leurs oiseaux les dimanches et certaines fêtes non chômées. Cela devait être un formidable spectacle. Les maîtres oiseleurs accrochaient leurs cages le long des murs et les bourgeois vendeurs n’étaient autorisés qu’à tenir en main deux oiseaux, au beau milieu de la place.La chronique raconte que des hommes courageux amenaient à pied, du Midi à Paris, des cages remplies d’oiseaux. Ils devaient rejoindre ensuite la petite place située devant le portail de Sainte-Geneviève-la-Petite, près de Notre-Dame. Là, vers la fin du XIIIe siècle, seuls deux ou trois marchands d’oiseaux vendaient leurs volatiles. Des oies, paons, cygnes, étourneaux et bien d’autres espèces étaient proposés aux amateurs. Le roi ou des particuliers garnissaient leurs somptueuses cages fermées de fil d’archal, des oiseaux les plus divers, du serin à l’oiseau-mouche. Les plus grands chanteurs étaient très prisés, ainsi que les oiseaux habillés des plus rutilantes couleurs.



La vente à la criée des volailles aux Halles de Paris vers 1900

De Sainte-Geneviève, les oiseleurs transportèrent leurs cages au Pont-au-Change puis à la « Vallée de Misère », près de la Seine (notre quai de la Mégisserie), mais ce lieu venteux et froid ne convenait pas bien à l’exercice de cette profession.
En 1402, Charles VI autorisa leur retour sur le pont au Change, tous les dimanches.
Ce n’était pas pour plaire aux nombreux orfèvres qui occupaient ce pont. Ils essayèrent de faire chasser les intrus, sans succès, un arrêt reconnaissant même la légitimité des oiseleurs « que les supplians ont leur maisons accoustumées à ceste charge de laisser les oyseleurs mettre et attacher leurs cages contre les ouvroirs et maisons, pourvu que l’on y mette des oyseaux tant seulement, et non point des chiens, lappins et autres denrées… ».
Les esprits échauffés ne s’apaisèrent pas pour autant, et les oiseleurs firent appel à un huissier pour planter les clous et accrocher leurs cages. Après le départ de l’homme de loi, des gros bras appelés par les orfèvres décrochèrent les cages et les piétinèrent, et donnèrent une telle raclée aux pauvres oiseleurs que ceux-ci n’osèrent plus fréquenter le pont. Les meneurs furent condamnés et les marchands d’oiseaux placés sous la protection du roi.
Le nombre croissant des oiseleurs provoqua leur retour progressif vers cette Vallée de Misère si peu accueillante. Un texte réglementant leur profession fut enfin rédigé en avril 1600. Il interdisait la chasse aux « petits oiseaux de chant et de plaisir » sur le territoire royal ou les seigneuries sans autorisation préalable. Cela concernait les serins, tarins, fauvettes, rossignols, cailles, linottes, chardonnerets, pinsons, alouettes, sansonnets, merles… Pendant une période couvrant la mi-mars à la mi-août toute chasse était interdite pour favoriser la bonne reproduction des espèces.
À la Vallée de Misère, les professionnels pouvaient vendre leurs oiseaux les dimanches et certaines fêtes non chômées. Cela devait être un formidable spectacle. Les maîtres oiseleurs accrochaient leurs cages le long des murs et les bourgeois vendeurs n’étaient autorisés qu’à tenir en main deux oiseaux, au beau milieu de la place.

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